
Mon soutien psy, dispositif mis en place par l’Assurance maladie pour soutenir les personnes ayant besoin d’une aide psychologique, évolue. Ainsi, le nombre de séances remboursées augmente puisque l’Assurance maladie rembourse jusqu’à 12 séances avec un psychologue, contre 8 auparavant. L’accès au dispositif est également facilité et le coût des séances augmente sans impacter le patient, selon Service public.
Plus de séances remboursées
L’accompagnement psychologique, grâce au dispositif Mon soutien psy, change et comprend désormais :
- une première séance d’évaluation au cours de laquelle le psychologue prend connaissance de la problématique du patient et estime le nombre de séances nécessaires ;
- jusqu’à 11 séances de suivi psychologique de 45 minutes à 1 heure, en vision ou en présentiel.
Le dispositif est réservé aux patients de plus de 3 ans, en souffrance psychique d’intensité légère à modérée, concernés par les troubles suivants :
- angoisse, anxiété, déprime ou stress ;
- difficulté à dormir ;
- troubles du comportement alimentaire ;
- consommation ponctuelle ou répétée d’alcool, de tabac et/ou de cannabis sauf dépendance.
Sont donc exclues les personnes nécessitant une prise en charge par un psychiatre, notamment lorsque les cas cités précédemment sont de plus forte gravité.
Un accès aux soins facilité
Autre nouveauté, il n’est plus nécessaire de consulter un médecin ou une sage-femme pour bénéficier du dispositif. Les patients peuvent désormais prendre rendez-vous directement avec un psychologue conventionné par l’Assurance maladie. Un gain de temps qui facilite l’accès aux soins.
Par ailleurs, les étudiants peuvent désormais cumuler les 12 séances gratuites dans le cadre du dispositif Santé psy étudiant avec Mon soutien psy.
Un remboursement qui évolue
Le coût des consultations a également évolué, passant de 30 à 50 € par séance. Toutefois, cette hausse n’entraîne aucun surcoût pour les patients, car l’Assurance maladie continue de prendre en charge 60 % du tarif. Les mutuelles peuvent financer les 40 % restants, selon le contrat. De plus, certains bénéficiaires, comme les personnes en situation de précarité, peuvent ne pas avoir à avancer les frais, notamment si elles :
- bénéficient de la complémentaire santé solidaire ;
- perçoivent l’aide médicale d’État (AME) ;
- sont prises en charge pour une affection de longue durée, un accident du travail ou une maladie professionnelle ;
- sont enceintes ou viennent d'accoucher (du 6e mois de grossesse, jusqu'au 12e jour suivant l'accouchement).
L’impact des affections psychologiques sur votre assurance emprunteur
Avant d’accorder un crédit immobilier, la banque exige la souscription d’une assurance emprunteur. Cette couverture garantit le remboursement des sommes empruntées en cas d’accident de la vie (invalidité, décès, perte d’emploi…). Pour définir le coût de l’assurance, sont pris en compte l’état de santé de l’emprunteur, le projet pour lequel il sollicite le crédit, sa profession, etc. Lorsque l’emprunteur présente un risque aggravé de santé, l’assureur peut appliquer une surprime, une exclusion de garantie, voire refuser de l’assurer. Les affections psychologiques font partie des maladies non objectivables (MNO) qui sont considérées comme un risque aggravé de santé par les assureurs.
Parmi les affections concernées on retrouve :
- la dépression ;
- la bipolarité ;
- la schizophrénie ;
- le burn-out ;
- l’anorexie ;
- les troubles du sommeil ;
- la fatigue chronique.
Tous les contrats d'assurance emprunteur ne proposent pas la garantie MNO. Vous pouvez soit la racheter auprès de votre assureur, moyennant une surprime, soit opter pour un nouveau contrat plus adapté. C'est possible au moment de souscrire le crédit immobilier, on parle de délégation d’assurance, ou au cours du remboursement du prêt grâce à la loi Lemoine.
Attention
Une fausse déclaration intentionnelle expose l’emprunteur à de lourdes sanctions pénales : jusqu'à 375 000 € d'amende et 5 ans d'emprisonnement, selon l’article L113-8 du Code des assurances.
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